EXPOSITIONS GALERIE AURÉLIEN JEAUNEAU
L'ÉTÉ À PARIS DU 01 JUILLET AU 30 AOÛT 2026
À l’occasion de la saison estivale, la Galerie Aurélien Jeauneau présente L’Été à Paris, une exposition collective déployée entre ses deux espaces de Saint-Germain-des-Prés et du Marché Serpette aux Puces de Saint-Ouen. Réunissant peinture, mobilier, luminaire et céramique contemporaine, l’exposition propose un parcours sensible autour de la matière, de la lumière et des usages du quotidien.
Sans chercher à illustrer la saison, L’Été à Paris en restitue les sensations : une lumière plus intense, des matières qui se révèlent, un rapport renouvelé à l’espace. Inspiré de « l’immensité intime » de Gaston Bachelard, le parcours invite à porter un regard attentif sur les objets et les paysages domestiques.
Cette édition marque l’arrivée de quatre nouvelles signatures à la galerie : les peintures de Julie Susset, les céramiques de Julie Descamps, d’Étienne Dubernet et de Théo Ouaki. Leurs œuvres dialoguent avec celles de Basile Boon, Breno Caetano, Adeline Delesalle, Ionna Vautrin et Isabelle Stanislas, dessinant un ensemble où architecture intérieure, artisanat et arts plastiques se répondent librement.
À travers cette exposition, la Galerie Aurélien Jeauneau poursuit son engagement en faveur d’une création contemporaine où les frontières entre art, design et métiers d’art s’effacent au profit d’une expérience sensible de l’habitat.
Artistes présentés : Julie Susset / Julie Descamps / Théo Ouaki / Antoine Marquis / Basile Boon / Jean de Gaspary / Adeline Delesalle / Breno Caetano / Ionna Vautrin / Isabelle Stanislas / Jean Couvreur / Sandra Benamou / Victor Tison / Étienne Dubernet / Géraldine Cornette de St Cyr
Une exposition à découvrir à la Galerie Aurélien Jeauneau (18 Rue des Grands Augustins) et au Marché Serpette à Saint-Ouen (Stand 24 Allée 3)
PAD 2026 - DREAMTEAM GROUPSHOW DU 08 AVRIL AU 30 MAI 2026
À l’occasion du PAD, la galerie Aurélien Jeauneau présente Dreamteam, une exposition collective réunissant designers contemporains et figures historiques autour d’un dialogue commun entre matière, forme et usage. Pensée comme un prolongement des pièces montrées au salon, l’exposition rassemble des œuvres où le bois, le papier, la céramique, le velours, le laiton et le métal deviennent les vecteurs d’une recherche sensible et structurelle.
OUD Architecture y présente une paire de fauteuils cossus en loupe de peuplier, tandis qu’Isabelle Stanislas dévoile un meuble à musique en noyer aux lignes précises. Basile Boon poursuit ses expérimentations en céramique, et Ionna Vautrin expose une lampe de parquet issue de ses archives (2011), associant bois et papier. Géraldine Cornette de Saint Cyr revisite le style Dagobert à travers une approche sculpturale mêlant terre et or, tandis qu’Adeline Delesalle développe des formes lumineuses en céramique.
Jean Couvreur prolonge son travail sur le métal avec une bibliothèque Totem, Breno Caetano explore les liens entre bois et tissage brésilien, et Victor Tison révèle la richesse expressive du laiton bosselé. En regard, l’exposition fait dialoguer ces recherches avec des pièces historiques majeures : des œuvres inédites de Pierre Guariche de la fin des années 1960, le canapé modulable conçu en 1971 par Jean-Paul Emonds Alt pour le Design Centre de Bruxelles, ainsi qu’un grand format de 1965 de Jean de Gaspary, parmi ses premières œuvres de cette échelle.
À travers cet accrochage, Dreamteam interroge la manière dont la matière, travaillée, transformée ou détournée, devient le point de départ de formes qui habitent nos espaces et accompagnent nos usages. Entre design de collection et recherche plastique, l’exposition met en lumière une génération élargie de créateurs pour lesquels la matière est à la fois contrainte, langage et terrain d’expérimentation
À ces dialogues s’ajoute la présentation exceptionnelle d’une toile inédite de Jean de Gaspary, réalisée en 1965 et jamais montrée au public. La matière céramique occupe également une place singulière à travers les récits sensibles de Basile Boon, Adeline Delesalle et Géraldine Cornette de St Cyr, dont les œuvres prolongent cette exploration entre artisanat, sculpture et design !
EXPOSITION INAUGURALE DU 14 JANVIER AU 06 AVRIL 2026
À l’occasion de son ouverture, la galerie du 18 rue des Grands-Augustins présente du 14 janvier au 06 Avril 2026 Yesterday is Tomorrow, une exposition inaugurale qui interroge la porosité des temps, la circulation des formes et la permanence des gestes. À travers un ensemble de peintures, de céramiques et de mobilier, l’exposition propose un dialogue entre des œuvres contemporaines et des pièces de design historique, où le passé ne se donne pas comme référence figée mais comme une matière constamment réactivée dans le présent.
Les peintures de Jean de Gaspary et de Camille Cottier explorent des espaces mentaux et architecturaux où la mémoire se mêle à l’anticipation. Les formes semblent suspendues dans un temps indéfini, oscillant entre souvenir et projection Les céramiques de Géraldine Cornette de St Cyr, Antoine Marquis, Rousse Céramique et Basile Boon inscrivent le geste artisanal dans une temporalité lente, presque archéologique, tout en affirmant une écriture d’aujourd’hui. Le mobilier de Pierre Guariche, Oud Architecture et Jean Couvreur et Isabelle Stanislas (qui signe le cabinet de travail pour la galerie) ponctue l’exposition comme un repère familier et intemporel, soulignant la continuité des usages et la modernité persistante des formes.
Yesterday is Tomorrow ne propose ni nostalgie ni prospective, mais un état intermédiaire : celui d’un présent traversé par ce qui a été et par ce qui vient. En réunissant œuvres uniques et objets fonctionnels, l’exposition affirme une vision décloisonnée de la création, où art, artisanat et design partagent un même espace et un même temps
1964|2025 : JEAN DE GASPARY & ISABELLE STANISLAS
25 SEPTEMBRE - 20 OCTOBRE 2025
Deux dates en miroir, deux gestes artistiques qui dialoguent à plus de soixante ans de distance, et une première exposition inaugurale pour la galerie. En 1964, la galerie Bernheim-Jeune présentait Mains Géantes, une exposition consacrée aux peintures de Jean de Gaspary, 26 ans, dont la force plastique et la liberté d’écriture annonçaient déjà une vision singulière de la représentation. Aujourd’hui, dans le cadre de la Fête des Puces, au marché Paul Bert Serpette, cette exposition renaît et se prolonge: les toiles de Gaspary reprennent vie, non comme des témoins figés du passé, mais comme des œuvres à la vitalité intacte, montrées pour la seconde fois, capables d’interroger encore nos regards.
En 2025, la créatrice Isabelle Stanislas s’inscrit dans cette continuité par un geste radical. Elle imagine un cabinet de travail conçu exclusivement pour la galerie. Par le traitement du métal et la rigueur de son dessin, elle déploie un langage architectural qui se rapproche de l’écriture automatique: une ligne nette, incisive, comme tracée au stylo Bic dans l’espace, et répond aux Mains Géantes de Jean de Gaspary en leur offrant un écrin contemporain, une table de travail où tout commence, où le poids de la matière devient paradoxalement la légèreté du trait.
Mettre en scène cette rencontre, c’est proposer un voyage entre mémoire et présent. 1964-2025 n’est pas seulement une exposition: c’est une réactivation de la mémoire du geste artistique, un dialogue entre la puissance picturale de Jean de Gaspary et la radicalité architecturale d’Isabelle Stanislas. Au cœur de cet endroit magique, au marché Paul Bert Serpette, cette double temporalité fait écho à l’esprit même des Puces: conjuguer histoire et modernité, faire se rencontrer l’ancien et l’inédit. Et c’est aussi pour moi l’occasion de célébrer ces amitiés, nées toutes les deux en ces lieux. À Isabelle, à Jean, merci.