EXPOSITIONS
EXPOSITION INAUGURALE DU 14 JANVIER AU 06 AVRIL 2026
À l’occasion de son ouverture, la galerie du 18 rue des Grands-Augustins présente du 14 janvier au 06 Avril 2026 Yesterday is Tomorrow, une exposition inaugurale qui interroge la porosité des temps, la circulation des formes et la permanence des gestes. À travers un ensemble de peintures, de céramiques et de mobilier, l’exposition propose un dialogue entre des œuvres contemporaines et des pièces de design historique, où le passé ne se donne pas comme référence figée mais comme une matière constamment réactivée dans le présent.
Les peintures de Jean de Gaspary et de Camille Cottier explorent des espaces mentaux et architecturaux où la mémoire se mêle à l’anticipation. Les formes semblent suspendues dans un temps indéfini, oscillant entre souvenir et projection Les céramiques de Géraldine Cornette de St Cyr, Antoine Marquis, Rousse Céramique et Basile Boon inscrivent le geste artisanal dans une temporalité lente, presque archéologique, tout en affirmant une écriture d’aujourd’hui. Le mobilier de Pierre Guariche, Oud Architecture et Jean Couvreur et Isabelle Stanislas (qui signe le cabinet de travail pour la galerie) ponctue l’exposition comme un repère familier et intemporel, soulignant la continuité des usages et la modernité persistante des formes.
Yesterday is Tomorrow ne propose ni nostalgie ni prospective, mais un état intermédiaire : celui d’un présent traversé par ce qui a été et par ce qui vient. En réunissant œuvres uniques et objets fonctionnels, l’exposition affirme une vision décloisonnée de la création, où art, artisanat et design partagent un même espace et un même temps
1964|2025 : JEAN DE GASPARY & ISABELLE STANISLAS
25 SEPTEMBRE - 20 OCTOBRE 2025
Deux dates en miroir, deux gestes artistiques qui dialoguent à plus de soixante ans de distance, et une première exposition inaugurale pour la galerie. En 1964, la galerie Bernheim-Jeune présentait Mains Géantes, une exposition consacrée aux peintures de Jean de Gaspary, 26 ans, dont la force plastique et la liberté d’écriture annonçaient déjà une vision singulière de la représentation. Aujourd’hui, dans le cadre de la Fête des Puces, au marché Paul Bert Serpette, cette exposition renaît et se prolonge: les toiles de Gaspary reprennent vie, non comme des témoins figés du passé, mais comme des œuvres à la vitalité intacte, montrées pour la seconde fois, capables d’interroger encore nos regards.
En 2025, la créatrice Isabelle Stanislas s’inscrit dans cette continuité par un geste radical. Elle imagine un cabinet de travail conçu exclusivement pour la galerie. Par le traitement du métal et la rigueur de son dessin, elle déploie un langage architectural qui se rapproche de l’écriture automatique: une ligne nette, incisive, comme tracée au stylo Bic dans l’espace, et répond aux Mains Géantes de Jean de Gaspary en leur offrant un écrin contemporain, une table de travail où tout commence, où le poids de la matière devient paradoxalement la légèreté du trait.
Mettre en scène cette rencontre, c’est proposer un voyage entre mémoire et présent. 1964-2025 n’est pas seulement une exposition: c’est une réactivation de la mémoire du geste artistique, un dialogue entre la puissance picturale de Jean de Gaspary et la radicalité architecturale d’Isabelle Stanislas. Au cœur de cet endroit magique, au marché Paul Bert Serpette, cette double temporalité fait écho à l’esprit même des Puces: conjuguer histoire et modernité, faire se rencontrer l’ancien et l’inédit. Et c’est aussi pour moi l’occasion de célébrer ces amitiés, nées toutes les deux en ces lieux. À Isabelle, à Jean, merci.
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