AURÉLIEN JEAUNEAU PEINTURE HISTORIQUE ET CONTEMPORAINE
JEAN DE GASPARY (1938)
CAMILLE COTTIER (1990)
GUILLAUME DELVIGNE (1979)
LA PLACE DE LA PEINTURE DANS LA GALERIE AURÉLIEN JEAUNEAU
La peinture occupe chez Aurélien Jeauneau une place qui ne relève pas d’un simple contrepoint au mobilier ou à la céramique. Elle prolonge au contraire la ligne de la galerie, fondée sur le dialogue entre création contemporaine, mémoire des formes, circulation des références et permanence du geste. La sélection réunit Jean de Gaspary, Camille Cottier et Guillaume Delvigne, trois artistes aux positions distinctes, mais dont les œuvres partagent une même attention à la construction de l’image, à la tension entre présence et retrait, et aux liens que la peinture peut entretenir avec l’architecture, le corps ou l’objet.
Avec Jean de Gaspary, la galerie présente une figure singulière de la peinture française, née en 1938 et rattachée à l’École de Paris. Formé à la peinture et à l’architecture, il développe dès les années 1960 une œuvre où la puissance du geste s’adosse à une composition fortement structurée. Ses toiles travaillent la fragmentation des formes, la densité de la couleur et la transformation du réel en espace de tension. Machines, corps, signes et matières s’y recomposent dans une peinture ample, construite, vibrante, qui fait dialoguer énergie expressionniste et sens architectural de l’image.
Camille Cottier, née en 1990 et diplômée des Beaux-Arts d’Angers, déploie quant à elle une recherche centrée sur la figure humaine. Son travail explore le corps comme lieu d’identité, de solitude, d’altération et de relation. Entre figuration et abstraction, ses peintures donnent à voir des présences instables, ni totalement descriptives ni entièrement dissoutes, dont la force tient précisément à cette hésitation. Les formes s’y simplifient, se déplacent, se troublent, tandis que la couleur prend une part croissante dans la construction du sens. Il en résulte une peinture à la fois douce et inquiète, où la vulnérabilité, l’intimité et les liens silencieux entre les êtres occupent une place centrale.
La présence de Guillaume Delvigne introduit enfin une dimension plus transversale. Présenté par dans la rubrique Peinture, designer français formé à l’École de design Nantes Atlantique et au Politecnico di Milano a développé plusieurs séries de dessin. Cette position singulière fait précisément l’intérêt de sa présence ici. À travers un ensemble d’œuvres signées, il prolonge dans l’image un vocabulaire de formes construites, de rythmes colorés et de structures élémentaires qui dialogue avec son travail de designer. Sa place au sein de cette sélection rappelle que, chez Aurélien Jeauneau, la peinture n’est pas pensée comme un territoire fermé, mais comme un espace poreux où se rencontrent dessin, objet, composition et regard.
Réunis dans un même lieu, Jean de Gaspary, Camille Cottier et Guillaume Delvigne ne composent donc pas un ensemble homogène. Ils dessinent plutôt un champ d’expériences où la peinture se fait à la fois surface de projection, construction mentale et forme habitée. Entre mémoire moderniste, trouble de la figure et géométries sensibles, cette sélection affirme une vision ouverte de la création, pleinement cohérente avec l’identité de la galerie.
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